L’équipe de France se promène.
Oh pas dans son groupe de qualifications à cause de vilains écossais
aussi tenaces qu’un épais brouillard sur un petit matin de
campagne. Des invités surprises bien près de se qualifier,
gagnant ainsi le droit de toucher au gratin et de soulever leur kilt pour
montrer une belle lune aussi rouge que la honte des français ou
des italiens. Une des deux meilleures équipes du monde de l’année
dernière pourrait bien ainsi être obligée de suivre
l’euro depuis le canapé. Nous n’en sommes pas là
mais en attendant la France se balade.
Elle arpente diverses contrées, parfois bien inhospitalières.
Sûr qu’on reparlera dans dix ans des aventures de nos bleus
en scandinavie. Interdit d’atterrir, c’est pas un endroit
pour vous les gars. Et c’est pas la peine de réessayer on
vous dit que ça va pas être possible. Résultat une
victoire tranquille après une préparation de première
division de district. Tout juste s’il n’y avait pas du pain,
du pâté et un coup de rosé qui pique après
le match.
C’est pas une vie je vous jure ! Repartir vite fait parce que y’a
un autre match sur le feu. Trouver un hôtel classe quand même,
et reprendre ses habitudes. Playstation, DVD, musique et surtout ce qui
caractérise le plus le footballeur pro, la glandouille. Un ennui
qui s’apprivoise année après année, un vide
que l’on remplit comme on peut, par habitude, par obligation. Enfiler
les entraînement comme un survêtement, mécaniquement
sans bien s’en rendre compte. Se dire qu’il y a quand même
plus malheureux que soit. Et que le match du week-end avec tout ces gens
à rendre heureux, cela mérite finalement tous ces efforts.
Surtout ne pas oublier le gel pour les interviews d’après
match.
L’équipe de France est une brise qui glisse le long des murs,
elle ne s’y arrête pas. Personne ne peut vraiment s’en
approcher, pas le temps trop de trucs à faire. Des pâtes
à avaler et une sieste à respecter. C’est vraiment
pas une vie.
Au fait ce sont bien des supporters que vous réclamez ?
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